La pyramide de la participation citoyenne chez Concert’à l’Ouest
Reposant sur 4 ans d’expérience sur un poste de chargé de missions démocratie participative, suite à une dizaine de concertations menées, Concert’à l’Ouest propose une graduation, simple et lisible, de la participation citoyenne.
Cette pyramide permet de positionner votre politique de participation citoyenne sur une échelle claire, lisible pour vos usagers, afin d’adapter la bonne stratégie lors des actions participatives.

La pyramide et ses strates
Découpée en 4 strates, elle englobe toutes les actions qui vont impliquer les usagers d’une structure.
L’information
Peut-on dire qu’informer est assimilable à de la participation ? Dans une certaine mesure, oui. Dès lors qu’une information demande une certaine mobilisation des habitants, alors on entre dans le champ de la participation.
Une réunion publique, dispositif bien maîtrisé par les agents des services techniques, n’a pas vocation à intégrer l’avis des habitants. Elle permet de répondre aux inquiétudes, aux questions techniques, etc.
La consultation
Deuxième pierre à l’édifice, la consultation est la volonté politique de recueillir les avis des usagers, en amont de la décision politique. Ce recueil va permettre d’étayer, voire de guider, l’avis des élus. Toutefois, la règle du jeu est posée dès le départ : les usagers donnent leurs avis et les élus décident.
Par exemple, on peut y associer les dispositifs comme un questionnaire de masse, qui va permettre de créer des statistiques pour guider la décision, ou non, des élus.
La concertation
On l’utilise comme terminologie générale et le terme est entré dans le langage courant. Ici, dans cette graduation, nous allons prendre la liberté de la distinguer.
Il s’agit des dispositifs de participation citoyenne où les élus s’engagent à intégrer l’avis des usagers dans la décision finale. En France, il n’y a pas de réglementation contraignante sur les concertations volontaires. En revanche, il peut, voire doit, y avoir une sanction démocratique aux dérives de “citizen washing”.
On pourra citer en exemple une création d’un parc municipal qui intègre pleinement l’avis usager afin de créer un espace répondant aux besoins locaux.
La délégation de pouvoir
Largement débattable, c’est l’étape au sommet de la participation, il s’agit alors de déléguer le pouvoir décisionnaire aux usagers. Pour le moment, nous disposons de trop peu de retour d’expériences sur ce type d’actions. On peut dire que, dans une mesure très limitée, les budgets participatifs lancent une piste en termes de délégation. Toutefois, les limites posées par les règlements sont fixées en amont, donc la délégation est largement cadrée.
Que faire de cette pyramide ?
Il s’agit d’un outil pratico-pratique ! Tout d’abord, il invite à se poser les bonnes questions, à mettre en perspective ses ambitions concernant tel ou tel dossier.
Est-ce qu’elle implique une hiérarchie entre les différentes strates ?
Pour Concert’à l’Ouest l’aspect fondamental de la participation citoyenne est la transparence, et non le pouvoir citoyen.
Il est parfaitement raisonnable de limiter la participation de ses usagers à de l’information lorsqu’une décision politique est actée, tranchée et votée. Après tout, les élus ont une légitimité démocratique pour le faire.
Concert’à l’Ouest milite en revanche, contre le citizen washing, un dispositif de participation est mal mené/malmené lorsque l’engagement politique diffère de la décision finale. Lorsque l’on s’engageait à concerter et qu’il en résulte une consultation.
Quelle est son utilité pratique ?
Les propositions de stratégies de participation ne vont pas avoir la même ambition en fonction de la strate que l’on envisage. Le temps d’investissement des usagers va différer entre une information et une concertation.
Pourquoi ?
- Les ateliers sont chronophages pour les usagers, ils sacrifient un temps libre pour venir participer à la vie locale. Il est donc important de ne pas les sur-solliciter. Cela permet également de les fidéliser et de mieux les intégrer dans les démarches.
- La participation citoyenne a un coût, ce coût est chiffrable en matière d’outils (exemple : campagne de communication), et aussi au niveau RH (mobilisation de personnel sur les ateliers, sur des réunions de préparation, etc.). Ne nous mentons pas, le coût de prestataire est aussi à prendre en compte, malgré la politique de prix dégressif de Concert’à l’Ouest.
FAQ
À quoi sert la pyramide de la participation citoyenne ?
A choisir la bonne stratégie de concertation à associer à une politique publique.
La pyramide permet aux collectivités de situer clairement leur niveau de participation citoyenne : information, consultation, concertation ou délégation. Elle aide à choisir la bonne stratégie de concertation publique et à garantir la transparence des démarches.
Comment choisir la bonne strate pour un projet participatif ?
C’est un choix purement stratégique qui va pondérer l’ambition politique par des soucis pratique (finance, disponibilité RH, etc.)
Le choix dépend de l’ambition politique, du temps disponible, des ressources internes et du degré d’implication souhaité. La pyramide aide à définir une démarche réaliste, cohérente et adaptée aux capacités de la collectivité, tout en évitant le citizen washing.
La concertation est‑elle toujours préférable à la consultation ?
Non, la pyramide de la participation citoyenne n’existe pas pour faire un classement mais une graduation de l’implication. Tout dépendra du dossier à traiter.
Non. Chaque strate a sa légitimité. Une consultation peut suffire lorsque la décision est déjà cadrée, tandis qu’une concertation s’impose lorsque l’avis des habitants doit influencer la décision finale. L’essentiel est la transparence et la cohérence entre l’engagement annoncé et la démarche réelle.
Comment Concert’à l’Ouest utilise cette pyramide pour accompagner les collectivités ?
Nous utiliserons, ensemble, cet outil, en amont de la construction stratégique de la mobilisation. C’est, à l’instar de son schéma, la base de votre politique de participation citoyenne.
Concert’à l’Ouest s’appuie sur la pyramide pour construire des démarches de démocratie participative adaptées : diagnostic, stratégie, ingénierie de la participation, animation et suivi. L’outil permet de calibrer précisément les actions et d’éviter la sur‑sollicitation des habitants.
